Практикум з аналітичного читання та граматики Для студентів III курсу, які навчаються



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Розмір5.88 Mb.
ТипПрактикум

НАРОДНА УКРАЇНСЬКА АКАДЕМІЯ



ФРАНЦУЗЬКА МОВА
Практикум з аналітичного читання та граматики

Видавництво НУА


НАРОДНА УКРАЇНСЬКА АКАДЕМІЯ




ФРАНЦУЗЬКА МОВА
Практикум з аналітичного читання та граматики

Для студентів III курсу, які навчаються

за напрямом підготовки 6.020303 – Філологія

Харків


ВидавництвоНУА

2010

УДК 811.133.1’36(075.8)

ББК 81.471.1–923.2–3

Ф84



Затверджено на засіданні кафедри

германської та романської філології

Народної української академії.

Протокол № 2 від 06.09.2010
У п о р я д н и к и: І. Л. Ануфрієва, А. В. Дибіна

Р е ц е н з е н т канд. філол. наук П. В. Джандоєва



Французька мова : практикум з аналіт. читання та граматики : для студ. 3 курсу, які навчаються за напрямом підготовки 6.020303 – Філологія / Нар. укр. акад., [каф. герман. та роман. філол. ; упоряд. І. Л. Ануфрієва, А. В. Дибіна] . – Х. : Вид-во НУА, 2010. – 60 с.


Ф84



Тренувальні вправи даного видання базуються на текстах підручника Потушанської Л. Л. «Практический курс французского языка. Часть 1» та ґрунтуються на сучасних морфологічних конструкціях французької мови, лексиці, взятої з літературного та розмовного стилів, що сприяє фундаментальному засвоєнню граматики та поповненню лексичного запасу.

Для самостійної роботи студентів та для викладачів як допоміжний засіб контролю.




УДК 811.133.1’36(075.8)

ББК 81.471.1–923.2–3


Народна українська академія, 2010


ВСТУП


Розробка має на меті поглибити та закріпити знання з французької мови, отримані на заняттях. У процесі самостійної роботи над навчальним матеріалом відбувається закріплення набутих компетенцій: переклад з рідної мови французькою, правильне утворення висловлювань, аудіювання, правильне письмо.

Диктант є надзвичайно важливою та корисною формою роботи, оскільки дозволяє здійснювати контроль та розвиток багатьох аспектів володіння французькою мовою: розуміння тексту на слух, знання граматичних правил, лексичних та морфологічних конструкцій, орфографії. Проте диктант є ефективним видом роботи лише після серйозної підготовчої роботи, проведеної за декілька занять до його написання.

Навчитися грамотно писати – означає закріпити в пам’яті правильний варіант слів та вміти застосовувати граматичні правила на практиції.

Диктанти посібника розроблені на базі підручника Потушанської Л. Л. «Практический курс французского языка. Часть 1».

Робота над перекладом потребує вивчення граматичних правил, активної лексики кожного уроку.


Leçon 1. Jacques est reçu

Dictée


Roger Martin du Gard, grand romancier français, est l’auteur du roman «Les Thibault», une des meilleures oeuvres de la littérature française moderne. C’est une chronique familiale qui met en scène deux générations d’une famille bourgeoise – le vieux M. Thibault – père et ses deux fils Jacques et Antoine. Le roman est couronné du Prix Nobel en 1937.

Les deux frères longeaient la grille du Luxembourg. Ils s’étaient rendus à l’École Normale pour savoir si Jacques était reçu. Avant de répondre à la question d’Antoine s’il s’énervait, Jacques ralentit le pas ; puis soulevant son chapeau qui lui serrait les tempes il dit qu’il était étonné de son calme et que les deux dernières nuits il avait dormi d’un sommeil de plomb.

Quand ils arrivèrent devant la façade de l’École ils virent beaucoup de gens se promener de long en large. Tous attendaient avec impatience l’affichage.

Daniel et Battaincourt que Jacques avait aperçus de loin se retournèrent ensemble.

Tout à coup le bruit de la cour cessa. Derrière la vitre d’une fenêtre du rez-de-chaussée un rectangle de papier blanc venait de paraître. Jacques sentit qu’un flot l’arrachait au pavé et le portait vers ce feuillet. Il tressaillit en entendant la voix chaude de son frère qui disait quelque chose. La voix résonnait dans ses oreilles mais il ne saisit le sens des mots prononcés par lui qu’en voyant son visage radieux. A ce moment il se souvint de la faute qu’il avait commise pendant son examen de grec, il revécut l’instant exact où le professeur l’avait corrigée.

Ayant consulté sa montre Antoine déclara qu’il partait car il avait encore une visite à faire. Les amis décidèrent de dîner tous ensemble au restaurant.

Le lendemain Jacques apporta la bonne nouvelle à son père. L’approbation de M. Thibault fut bien manifeste. Il embrassa son fils et dit en se frottant les mains qu’après être entré troisième, en travaillant ferme, Jacques pourrait sortir premier.

D’après R. Martin du Gard

«Les Thibault»

Traduction

1. Цікаво, чи прийде вона на наш вечір після того, що трапилось?

2. Він сказав, що не спав цілу ніч та збирається лягти раніше.

3. Вона попередила, що не зможе провести мене на вокзал, оскільки має викликати лікаря до своєї хворої бабусі.

4. Вчителька наказала дітям не галасувати.

5. Франко-пруську війну було оголошено 19 липня 1870 року.

6. Скільки раз в місяць виходить цей журнал?

7. Почекай на мене півгодини. Я ще маю дописати листа.

8. Добре, я не буду палити, якщо для вас це так важливо.
9. Хто вам сказав прийти на ці збори? – Це не має значення. Я можу туди не йти. Завтра я буду зайнятий цілий день.

10. Побачивши, що Жак шукає її очима, Жізель підійшла до нього.

11. Вам не сподобався новий фільм? – Навпаки, я навіть хочу подивитися його ще раз.

12. Нарешті вона наважилася сказати матері, що не склала екзамен.

13. Антуан так нервував, що не міг зрозуміти того, що йому говорили.

14. Ви задоволені результатами вашої роботи? – Зовсім ні. Але я вважаю, що важкий тільки перший крок.

15. У вашому перекладі багато помилок. Переробіть його та виправте всі помилки, які ви зробили.

16. Вона не знала, що їм потрібно, та вирішила запитати, чи є у них які-небудь прохання до неї.

17. Він побачив її в ту мить, коли вона вже повертала за ріг вулиці.

18. Ти не запізнишся, коли прискориш ходу.

19. Виходячи з таксі, він побачив багато автівок, які стояли перед домом.

20. Я сподіваюсь, що ви добре зрозумієте та запам’ятаєте все, що викладають в Академії.



Corrigé

1. Je me demande si elle viendra à notre soirée après ce qui est arrivé.

2. Il a dit qu’il n’avait pas dormi de la nuit et qu’il allait se coucher tôt.

3. Elle a prévenu qu’elle ne pourrait pas m’accompagner à la gare car elle avait à faire venir le médecin pour sa grand-mère qui était malade.

4. L’institutrice a dit aux enfants de cesser (de faire du bruit) le bruit.

5. La guerre franco-prussienne fut (a été) déclarée le dix-neuf juillet 1870.

6. Combien de fois par mois paraît cette revue (ce magazine).

7. Attends-moi une demi-heure. J’ai encore à finir ma lettre.

8. D’accord, je cesserai (j’arrêterai) de fumer si vous y tenez.

9. Qui vous a dit de venir à cette réunion ? – Peu importe. Je ne peux pas y aller. Demain je serai occupé toute la journée.

10. En voyant que Jacques la cherchait des yeux, Gisèle s’est approchée de lui.

11. Vous n’avez pas aimé le nouveau film ? (Le nouveau film ne vous a pas plu ?). – Si, au contraire, je veux même le voir encore une fois.

12. Enfin, elle s’est décidée à dire à sa mère qu’elle avait échoué à l’examen.

13. Antoine s’énervait tant (était si nerveux) qu’il n’arrivait pas à (ne pouvait pas) saisir le sens de ce qu’on lui disait.

14. Êtes-vous satisfait (content) des résultats de votre travail ? – Pas du tout. Mais je crois qu’il n’y a que le premier pas qui coûte.

15. Votre traduction est pleine de fautes. Refaites-la et corrigez toutes les fautes que vous avez commises.


16. Elle ne savait pas de quoi ils avaient besoin et elle a décidé de demander s’ils avaient des services à lui demander.

17. Il l’a vue au moment où elle tournait déjà le coin de la rue.

18. Tu ne seras pas (n’arriveras pas) en retard si tu hâtes le pas.

19. En descendant de taxi il a vu plusieurs voitures qui stationnaient devant la maison.

20. J’espère que vous comprendrez et retiendrez bien tout ce qu’on enseigne à l’Académie.



Leçon 2. Tous les matins

Dictée 1


Jean-Paul Le Chanois, cinéaste français, est l’auteur du film «Papa, Maman, la Bonne et Moi» dans lequel il représente avec beaucoup d’humour les personnages de ce cinéroman.

M. Langlois, professeur de sciences naturelles dans un lycée de Paris, se réveillait tous les matins à sept heures précises. Il s’étirait, bâillait, embrassait sa femme sur la joue et criait à son fils, stagiaire chez un avocat qu’il était temps de se lever. Pour faire croire à son père qu’il s’était déjà mis à faire sa gymnastique, Robert prenait sous son lit un de ses souliers et le frottait contre le parquet. Alors Papa commençait ses mouvements respiratoires. Le quart d’heure de culture physique familiale était l’un des meilleurs moments de la journée. Ravi, Papa procédait à sa toilette qu’il faisait le premier. En même temps il répétait à mi-voix la phrase recommandée par le célèbre orateur grec Démosthène.

Entre-temps, Maman avait servi le petit déjeuner et tous les trois le prenaient dans la salle à manger.

La radio annonçait que le temps serait nuageux et brumeux et Papa concluait qu’il fallait prendre le parapluie. Après la cérémonie de l’heure exacte il consentait enfin à s’asseoir à table. En trempant machinalement ses tartines il parcourait le journal. Les nouvelles politiques le remplissaient d’amertume.

Maman détestait quand on parlait politique au petit déjeuner. Ses opinions étaient très personnelles. D’une indifférence olympienne en ce qui concernait la lutte des classes et l’avenir de la démocratie elle votait pour les candidats qui lui avaient fait la meilleure impression. La couleur de leurs yeux avait beaucoup plus d’importance pour elle que leur programme. Elle trônait à table telle une caissière de café et veillait au sucre et à la façon de manger de Robert. Elle lui répétait souvent qu’il se tienne droit.

Après avoir mangé, Papa et Robert embrassaient Maman chacun sur une joue et partaient. Alors Maman se plongeait dans ses traductions de l’anglais en relisant de temps à autre une phrase à haute voix.


Dictée 2


Robert venait à peine de s’engager dans la rue Lepic, quand une boule sombre sauta sur son pardessus, s’agrippa, grimpa jusqu’à son épaule et se pelotonna en tremblant contre son cou... C’était un petit chat noir, plus mort que vif! Il ne manquait plus que lui, Robert entendit alors à hauteur de ses genoux quelqu’un l’appeler. Il se pencha et vit une petite fille de quatre ans environ, aux cheveux d’un blond très pâle, aux yeux clairs, aux lèvres boudeuses.

Cette jolie créature expliqua à Robert que c’était son chat à elle, qu’il s’était sauvé dans la rue, qu’elle avait couru derrière lui et s’était perdue. A ces mots elle éclata en sanglots. Le jeune homme la consola de son mieux. La fillette semblait avoir vraiment du chagrin. Comme la petite ne connaissait pas son adresse, il fallait absolument retrouver ses parents, et il s’élança à leur recherche. Ceci ne fut pas long car un quart d’heure à peine écoulé une jeune femme blonde aux yeux affolés fit irruption dans la pâtisserie où Robert et la fillette mangeaient des gâteaux. La femme se précipita sur l’enfant en la couvrant de baisers. Elle plut du premier coup d’œil à Robert qui apprit à sa grande surprise qu’ils étaient voisins. Le sourire de la jeune fille était jeune, très pur. Elle habitait la mansarde, mais semblait ignorer l’amertume, l’envie, la fausse honte.

Voilà comment Robert fit connaissance avec sa future femme.

D’après J.-P. Le Chanois


«Papa, Maman, la Bonne et Moi»

Traduction

1. Я не можу вас познайомити з цією людиною, я її майже не знаю, але я гадаю, що мій друг охоче вас познайомить.


2. Ти б почувався краще, коли б позбавився поганої звички палити.

3. Він з гіркотою сказав, що надто зайнятий, у нього навіть бракує часу переглянути вранці газету.

4. Пізно вночі, коли галас на вулиці стихав, він сідав за свій робочий стіл та брався до роботи.

5. Якщо б ми пішли цією вулицею, ми могли б їх зустріти.

6. Квартира, яку я збираюсь купити, має лише один недолік: вікна спальні виходять на галасливу вулицю.

7. Занурений у свої думки, він не одразу відповів на запитання.

8. Ти не знаєш, коли вона їде в подорож? – Мене це не цікавить. Запитай про це її сам.

9. Не будіть його, він нещодавно ліг спати. – Але я впевнений, що він ще не спить.

10. Хто вам сказав, що я з ним не згоден? Я вирішив прийняти його пропозицію.

11. Ця риба дуже смачна. Візьміть, будь ласка.

12. У кого є точна година? – Зараз о пів на дванадцяту, а на моєму годиннику одинадцята сорок п’ять. – Годинник відстає на п’ятнадцять хвилин. Ви помиляєтесь, зараз рівно половина на дванадцяту, ваш годинник поспішає.

13. Мене попросили повідомити всім, кого це стосується, що через погану погоду поїздка не відбудеться.

14. Сідайте за стіл, сніданок вже готовий. – А що ми будемо їсти? – Чашку кофе, хліб, трохи масла, фрукти. – Я не хочу хліба та не люблю масло.

15. У мене склалося враження, що цей студент не хоче працювати, щоб навчитися гарно перекладати.

16. У неї гарний смак. Мені подобається, як вона одягається.

17. Не май звичку класти свої речі до моєї шафи.

18. Коли я повернувся, вони вже прогулялися садом та закінчували вечеряти.

19. Тобі належало б писати час від часу своїм друзям.

20. Я не застав її вдома. Кажуть, вона поїхала позавчора до Канади. – Цього не може бути. Я її бачив сьогодні вранці.

Corrigé

1. Je ne peux pas vous présenter à cet homme, je le connais à peine, mais je pense que mon ami consentira volontiers à le faire.

2. Tu te sentirais mieux si tu te débarrassais de la mauvaise habitude de fumer.

3. Il a dit avec amertume qu’il était trop occupé, qu’il n’avait même pas le temps de parcourir son journal le matin.

4. Tard dans la nuit, quand le bruit de la rue cessait il s’installait devant le bureau (se mettait au, s’asseyait au) et se mettait au travail.

5. Si nous prenions cette rue nous pourrions les rencontrer.

6. L’appartement que je vais acheter n’a qu’un défaut: les fenêtres de la chambre donnent sur une rue bruyante.

7. Plongé dans ses réflexions il n’a pas répondu tout de suite à sa question.

8. Sais-tu (ne sais-tu pas) quand elle part en voyage ? – Cela ne m’intéresse pas. Demande-le lui toi-même.

9. Ne le réveillez pas, il vient de se coucher. – Mais je suis sûr qu’il ne dort pas encore.

10. Qui vous a dit que je n’étais pas d’accord avec lui ? J’ai décidé d’accepter sa proposition.

11. Ce poisson est délicieux (très bon). Servez-vous en, s’il vous plaît.

12. Qui a l’heure exacte ? – Il est midi précis, mais ma montre marque douze heures moins le quart. Elle retarde de quinze minutes. – Vous vous trompez. Il est onze heures et demie, votre montre avance.

13. On m’a demandé d’annoncer à tous ceux que cela concernait qu’à cause du mauvais temps le voyage n’aurait pas lieu.

14. Mettez-vous à table. Le déjeuner est servi. – Et qu’est-ce que nous allons manger ? – Une tasse de café, du pain, un peu de beurre, des fruits. – Je ne veux pas de pain et je n’aime pas le beurre.

15. J’ai l’impression que cet étudiant ne veut pas se donner la peine d’apprendre à bien traduire.

16. Elle a du goût. J’aime sa façon de s’habiller.

17. N’aie pas l’habitude de ranger tes affaires dans mon placard.

18. Quand je suis rentré, ils avaient déjà fait un tour dans le jardin et finissaient de dîner.

19. Tu devrais écrire de temps en temps (de temps à autre) à tes amis.

20. Je ne l’ai pas trouvée chez elle. On dit qu’elle était partie avant-hier au Canada. – C’est pas possible, je l’ai vue ce matin.


Leçon 3. La nouvelle bonne


Dictée

Pour pénétrer dans l’intérieur des Langlois Catherine sans avoir prévenu Robert se fait embaucher chez eux comme bonne.

Un beau jour Robert revient à la maison, entre dans la salle à manger familiale, et Maman lui dit la nouvelle: ils ont une nouvelle bonne et il faut lui faire une bonne impression.

Quand Robert voit la bonne entrer portant une soupière il est en train de boire un verre d’eau. D’étonnement il avale de travers parce que c’est Catherine. En voyant sa réaction Catherine quitte brusquement la pièce car depuis plusieurs minutes elle doit réprimer une violente envie de rire. Papa, bon psychologue, dit à Maman de faire attention à Robert parce que leur fils est capable à son avis de faire la cour à la jeune fille et alors elle les quittera.

Catherine avait promis de faire la conquête des parents de Robert. Il lui a fallu une heure à peine pour se rendre sympathique. Et trois jours pour devenir tout à fait indispensable. Elle ne reste jamais inactive; elle passe toute la journée à frotter le parquet, à repasser le linge, à essuyer la poussière et nettoyer les casseroles dans lesquelles elle se regarde comme dans un miroir. Pourtant, malgré tous ces travaux ménagers dont Catherine s’occupe sans cesse elle donne l’impression d’être toujours gaie, prête à chanter, à rire. Elle semble jouer.

Papa est surtout content. Il attache beaucoup d’importance à la gastronomie et Catherine cuisine fort bien. M. Langlois emploie tous ses loisirs à rôder autour du fourneau et décide de lui apporter des gants de caoutchouc pour qu’elle ne s’abîme pas les mains.

Toute la famille s’est mise en tête d’obtenir la licence de Catherine, c’est pourquoi tandis que la jeune fille se plonge dans les verbes irréguliers anglo-saxons, Papa moud le café et Robert lave la vaisselle.

D’après J.-P. Le Chanois

«Papa, Maman, la Bonne et Moi»

Traduction


1. Я купив книгу, автор якої маловідомий. Кожного разу, коли я її читаю, я захоплююсь талантом цього автора, його манерою висловлювати думки.

2. Послухай, Мішель, у тебе є великий французько-російський словник, без якого я не зможу перекласти цю статтю. Ти б міг мені його позичити?

3. Мене запросили провести декілька днів у друзів за містом. Що ти про це скажеш? – Звичайно, поїдь, відпочинь добре. Ти повернешся звідти задоволена та сповнена сил.

4. Не говоріть всі разом! Відповідайте по черзі на мої запитання.

5. У Парижі пахло весною.

6. Я її жодного разу не бачила з тих пір, як ми розлучилися.

7. Чому ти повернувся до мене спиною? Це не ввічливо. Повернися, будь ласка. – Це я сказала йому відвернутися.

8. Він не захотів повторити правила, на які звернув нашу увагу викладач. Ось чому він провалився на іспиті. Мене це не дивує. Він не надає ніякого значення радам викладача.

9. Це стара книга, на першій сторінці якої ви побачите портрет автора.

10. Ми оселилися в місті, в якому моя дружина провела своє дитинство. 11. Чим тут пахне? – Тютюном. – Хіба ви не знаєте, що тут не палять?

12. Я зустрів на вечорі вашу сестру. На ній було чудова сукня, яка їй дуже пасувала. – Цю сукню купили їй батьки.

13. У тебе хворий вигляд. Гадаю, тобі варто порадитися з лікарем.

14. Здавалося, він не розуміє, що відбувається.

15. Що це з тобою? – Чим ти незадоволений? Рішуче, ти сьогодні нестерпний.


16. У день від’їзду вона раптом заявила, що вважає за краще залишитися. 17. Я звик харчуватися вдома, у мене немає часу ходити по ресторанах.

18. Йому не хотілося брати участь у цій дискусії.

19. Це неправда. Він не здатний здійснити подібну дурість.

20. Коли б ти не був таким ледачим, ти міг би використовувати свій вільний час для вивчення англійської мови. А я готова тобі в цьому допомогти. 21. Скільки йому років? – Скільки ви б йому дали? – Не знаю, але гадаю, ми з ним однолітки. В усякому разі він має молодший вигляд.



Corrigé

1. J’ai acheté un livre dont l’auteur est peu connu. Chaque fois que je le lis, j’admire le talent de son auteur, sa façon (manière) d’exprimer ses pensées.

2. Écoute, Michel, tu as un grand dictionnaire français-russe sans lequel je ne saurai pas traduire cet article. Est-ce que tu pourrais me le prêter ?

3. Je suis invitée à passer quelques jours chez mes amis à la campagne. Qu’est-ce que tu en dis ? – Vas-y, bien sûr, repose-toi bien. Tu en reviendras contente et pleine de forces.


4. Ne parlez pas tous à la fois! Répondez à mes questions à tour de rôle.

5. Paris sentait le printemps.

6. Je ne l’ai pas vue une seule fois depuis que nous nous sommes quittés.

7. Pourquoi me tournes-tu le dos ? Ce n’est pas poli. Retourne-toi, s’il te plaît. – C’est moi qui lui ai dit de se détourner.

8. Il n’a pas voulu réviser les règles auxquelles le professeur avait attiré notre attention. Voilà pourquoi il a échoué à l’examen. Cela ne m’étonne pas. Il n’attache aucune importance aux recommandations du professeur.

9. C’est un (vieux) livre ancien à la première page duquel vous verrez le portrait de son auteur.

10. Nous nous sommes installés dans la ville où ma femme avait passé son enfance.

11. Qu’est-ce que ça sent ici ? – Le tabac. – Est-ce que vous ne savez pas qu’on ne fume pas ici ?

12. J’ai rencontré à la soirée votre sœur. Elle portait une robe magnifique qui lui allait à merveille. – Ce sont ses parents qui la lui ont achetée.

13. Tu as l’air malade. Je pense que tu dois consulter un médecin.

14. Il semblait ne pas comprendre ce qui se passait.

15. Qu’est-ce qui te prend ? De quoi tu es mécontent ? Décidément tu es insupportable aujourd’hui.

16. Le jour du départ elle a tout à coup déclaré qu’elle préférait rester.

17. J’ai l’habitude de prendre mes repas chez moi, je n’ai pas le temps d’aller au restaurant.

18. Il n’avait pas envie de prendre part à cette discussion.

19. Ce n’est pas vrai. Il n’est pas capable de faire une pareille bêtise.

20. Si tu n’étais pas si paresseux tu pourrais employer ton temps libre (ton loisir) à étudier l’anglais. Et moi, je suis prête à t’y aider.

21. Quel âge a-t-il ? – Quel âge lui donneriez-vous ? – Je ne sais pas, mais je pense que nous avons le même âge. En tout cas, il ne parait pas son âge.


Leçon 4. Le médecin de campagne

Dictée


L’action de ce récit se passe en France pendant la deuxième guerre mondiale. Un résistant vint chercher son ami, un médecin antifasciste qui se cachait depuis deux mois dans la maison. Il lui demanda d’aller voir un malade qui attendait qu’on le montât dans la montagne. Cela allait bientôt être le couvre-feu et le médecin hésita quelques instants avant de se décider à sortir. Comme il était recherché par les Allemands, pour lui ce n’était pas la même chose que pour n’importe qui d’autre s’il tombait sur la patrouille. Malgré le danger le médecin consentit à examiner le malade.

Les deux hommes suivirent l’ombre des arbres sur la route. Ils avaient hâte d’arriver au chemin le long du torrent pour être accompagnés par un bruit.

Ils marchèrent un moment sans rien dire. Quand ils entrèrent dans la baraque en bois où se tenait le malade ils virent un garçon couché sur une paillasse. Le médecin se pencha sur le type respirant avec peine et prit sa main dans la sienne. Ce dernier gémissait mais le médecin dit qu’il n’avait pas de fièvre. Il ajouta que s’il n’avait pas su que ce type était venu pour combattre dans les rangs de la Résistance il n’aurait pas aimé son visage.

Son ami raconta que le garçon était tombé malade quelques jours avant et il avait voulu être examiné par un médecin sûr car il voyait partout des trahisons. En fait, c’était un traître envoyé par les fascistes qui livra les partisans à l’ennemi. En entendant frapper à la porte les deux amis se retournèrent et virent deux civils qui braquaient sur eux leurs mitraillettes. On les emmena l’un devant l’autre les bras levés. Le faux malade éteignit l’électricité et sortit le dernier.

D’après P. Courtade «Les circonstances»

Traduction


1. Кожного разу, як він чув кроки на сходах, він вставав і підходив до дверей.

2. Ми знайомі вже кілька днів, а я ще не знаю, ні де вона живе, ні скільки їй років.

3. Не варто приходити за мною, я ще не знаю, чи зможу піти на концерт.

4. Я вас чекав вже цілу годину, коли мені сказали, що ви не повернетесь. 5. Діти лежали поряд із матір’ю і міцно спали.

6. Він знизав плечима і сказав, що в даний момент нічого не може зробити.

7. Коли б ти послухався моєї поради, то не захворів би і не пропустив би стільки занять.

8. При кожному подиху він стогнав і скаржився на біль у легенях (poumons m, pl).

9. Наступного дня він, здавалося, вже ні про що не пам’ятав.

10. Не висовуйся з вікна, це небезпечно. Ти ризикуєш впасти.

11. Коли б він знав, за яких умовах ви перебували, він не відмовився б вам допомогти. Але я не встигла попередити його про ваше нещастя.

12. Коли Мінна упустила свою хустку вдруге, Крістоф розсердився і вирішив більше її не піднімати.

13. Ти прийшов вчасно, ми тільки-но про тебе говорили.

14. Наближався день мого від’їзду, а мені не хотілося розлучатися зі своїми новими друзями, з якими я провів стільки щасливих днів.

15. Я впевнена, що він погодився б терпляче почекати ще три-чотири дні, коли б ми його про це попросили. Зрештою, це в його інтересах (dans son intérêt).

16. Що ви хочете, щоб я вам сказав? – Правду. – Але я ніколи не обманюю.

17. Лікар готовий був ризикувати своїм життям заради порятунку (pour le salut) Батьківщини. Коли його заарештували, він мав зібрати всю свою мужність, щоб мовчати під час допитів і тортур і не видати своїх товаришів. Він поводився як герой.

18. Подумайте добре, перш ніж приймати рішення.

19. Ви погано керуєте, отже, у вас мало шансів влаштуватися працювати водієм.

20. Панове, і вас просять залишити зал.

21. Я знав, що в останній момент він передумає.


Corrigé


  1. Chaque fois qu’il entendait des pas dans l’escalier, il se levait et s’approchait de la porte.

  2. Nous nous connaissons depuis quelques jours mais je ne sais encore ni où elle habite ni quel âge elle a.

  3. Cela ne vaut pas la peine de venir me chercher, je ne sais pas encore si je pourrai aller au concert.

  4. Je vous attendais depuis toute une heure quand on m’a dit que vous ne viendriez pas.

  5. Les enfants étaient couchés auprès de leur mère et dormaient profondément.

  6. Il a haussé les épaules et a dit que pour l’instant il ne pouvait rien faire.

  7. Si tu avais suivi mon conseil tu ne serais pas tombé malade et n’aurais pas manqué tant de cours.

  8. A chaque inspiration il gémissait et se plaignait de la douleur aux poumons.

  9. Le lendemain il semblait ne se souvenir plus de rien.

  10. Ne te penche pas à la fenêtre, c’est dangereux. Tu risques de tomber.

  11. S’il savait dans quelles conditions vous étiez il n’aurait pas refusé de vous aider. Mais je n’ai pas eu le temps de le prévenir de votre malheur.

  12. Quand Minna a laissé tomber son mouchoir pour la deuxième fois Christophe s’est fâché et a décidé de ne plus le ramasser.

  13. Tu tombes bien, nous venons de parler de toi.

  14. Le jour de mon départ approchait et je ne voulais pas quitter mes nouveaux amis avec lesquels (avec qui) j’avais passé tant de jours heureux.

  15. Je suis sûre qu’il consentirait à attendre patiemment encore trois ou quatre jours si nous le lui demandions. Après tous c’est dans son intérêt.

  16. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? — La vérité. — Mais je ne mens jamais.

  17. Le médecin était prêt à risquer sa vie pour le salut de sa Patrie. Quand on l’a arrêté il a dû rassembler tout son courage pour garder le silence pendant les interrogatoires et les tortures et ne pas livrer ses camarades. Il s’est conduit en héros.



  1. Réfléchissez bien avant de prendre une décision.

  2. Vous conduisez mal (la voiture), par conséquent vous avez peu de chances de vous faire embaucher comme chauffeur.

  3. Mesdames et Messieurs, vous êtes priés de quitter la salle.

  4. Je savais qu’au dernier moment il changerait d’avis.



Leçon 5. Tout l’or du monde

Dictée

Le scénario du film dont est tiré cet extrait est écrit par un grand cinéaste français, qui est non seulement l’un des meilleurs réalisateurs du cinéma moderne, mais aussi un écrivain de talent.

«Tout l’or du monde» est en partie une histoire vraie qui s’est passée quelque part en France. Le directeur de la société Hardy accompagné de son secrétaire s’est rendu dans le pays de Cabosse afin d’y acheter les terres appartenant à tout un village et d’en créer une ville d’eau.

Il est difficile de quitter Paris aux heures de pointe. Sur les rives de la Seine il y a tout un fleuve de voitures dont le courant s’immobilise devant les feux rouges. Les autos arrêtées aussi bien que leurs propriétaires sont de mauvaise humeur.

Au feu vert les voitures se mettent à rouler lentement, d’abord, puis plus vite, et au sortir d’un tunnel, quand elles s’élancent vers la banlieue, commence la grande bagarre. On se double, on se dépasse. Chaque compagnon de route est un ennemi. Les voyageurs énervés se lancent des insultes d’une portière à l’autre.

Très loin de Paris une voiture noire, longue et brillante, quitte la route nationale et arrive devant une maison sur laquelle on peut lire: «Domaine de Longuevie. Bureaux». L’auto s’arrête. M. Hardy descend de voiture et entre dans le bureau où se tient Fred, son secrétaire. Ce dernier lui dit que tous ont signé les documents sauf un vieux paysan dont le terrain est tout au milieu du village. En plus, c’est à lui qu’appartient la source. Mathieu ne veut pas vendre sa propriété sans en avoir parlé à son fils qui garde les moutons dans la montagne et ne reviendra pas avant la fin de l’été... Alors Fred et le maire de Cabosse prennent place dans un hélicoptère qui s’envole de l’aérodrome et prend la direction de la montagne.

L’hélicoptère s’approche du berger qui se croyant attaqué est effrayé et court vers un abri. Fred et le maire mettent pied à terre. La frayeur du berger se dissipe quand il reconnaît le maire. Il croit tout ce qu’on lui dit, il est plein de confiance et consent à monter dans la machine. Toine est ravi ! En quelques instants il sera transporté dans la vallée. M. Hardy et ses compagnons font tout pour persuader le père et le fils de vendre la propriété avec la source dont ils ont tant besoin. Mais tout est en vain!

Quelques mois plus tard on voit les Bureaux qu’occupait la compagnie Hardy complètement vides. La maison du vieux paysan par contre semble rajeunie. Les fenêtres sont ouvertes, les murs sont peints de couleur claire. Au bord de la route la fontaine continue de couler. Et tout le monde peut y boire.

D’après le scénario du film de R. Clair


Traduction


1. Це правда, я це сказав, але не треба було звертати на це увагу.

2. Від’їжджаючи, вона залишила йому свого собаку і просила попіклуватися про нього.

3. Навіть якщо б ти мені не назвав свого прізвища, я б упізнав тебе, ти дуже схожий на свого батька.

4. Туан сказав, що шум двигуна вертольота налякав його, тому він сховався.

5. Він не завжди говорить правду, я йому не вірю.

6. Раптом, виїжджаючи з тунелю, мене починає обганяти якийсь автомобіль зі швидкістю 100 км на годину.

7. Тільки в Москві щодня демонструється кілька французьких фільмів, деякі з яких не дубльовані.

8. Ось його лист, прочитайте його і дайте відповідь на нього як можна швидше.

9. Я збирався йому зателефонувати, коли мені сказали, що він поїхав і не повернеться до кінця літа.

10. Політика агресії призводить до війни.

11. Пан Арді багатий, він шукає спосіб розбагатіти ще більше. Він хоче скупити землі всіх жителів села Кабос, щоб побудувати там сучасне курортне місто. Він готовий на все, аби досягти своєї мети.

12. Твої батьки немолоді. Подумай про них.

13. Вони познайомилися в лікарні. Він обіцяв їй допомогти, але не дотримав своєї обіцянки. Вона не може йому цього пробачити.

14. Якби ти все розповів своїм батькам, вони допомогли б тобі подолати всі труднощі. Не потрібно нічого від них приховувати.

15. А не піднятися нам пішки на останній поверх? Це була б гарна зарядка для ніг.

16. Це кінематографіст, фільми якого відомі в усьому світі.

17. З’їзд відбудеться цього року в Женеві. Потім я хотів би провести днів десять на березі моря і трохи відпочити.

18. Що з тобою? У тебе поганий настрій? У мене неприємності. Розкажи мені про все. Разом ми розв’яжемо всі проблеми.

19. Я неодмінно хочу вам сказати, що ви можете довіряти цій людині. Вона чесна і розумна.

20. (Ви уявляєте) Уявіть собі, вчора я мало не потрапив у дорожню пригоду. Я дуже поспішав і їхав дуже швидко. Раптом я побачив, як мене обганяє машина. Дорога була дуже вузька, і мені довелося зробити занадто різкий поворот.


Corrigé

1. C’est vrai, je l’ai dit, mais il ne fallait pas y faire attention.

2. En partant, elle a laissé son chien et lui a demandé de s’en occuper.

3. Même si tu ne m’avais pas dit ton nom, je t’aurais reconnu, tu ressembles beaucoup à ton père.

4. Toine dit que le bruit du moteur de l’hélicoptère lui avait fait peur, c’est pourquoi il s’était caché.

5. Il ne dit pas toujours la vérité, je ne le crois pas.

6. Tout à coup, au sortir d’un tunnel une voiture commence à me dépasser à la vitesse de cent kilomètres à l’heure.

7. Il n’y a qu’à Moscou on projette tous les jours quelques films français dont certains en version originale.

8. Voici sa lettre, lisez-la et répondez-y au plus vite (le plus vite possible).

9. J’allais lui téléphoner quand on m’a dit qu’il était parti et ne reviendrait pas avant la fin de l’été.

10. La politique d’agression mène à la guerre.

11. M. Hardy est riche, il cherche à (le moyen de) s’enrichir encore davantage. Il veut acheter les terres de tous les habitants du village de Cabosse pour y construire une ville d’eau moderne. Il est prêt à tout afin d’atteindre son but.

12. Tes parents ne sont pas jeunes. Pense à eux.

13. Ils se sont rencontrés à l’hôpital. Il a promis de l’aider mais n’a pas tenu sa promesse. Elle ne peut pas le lui pardonner.

14. Si tu racontais tout à tes parents, ils t’aideraient à surmonter toutes les difficultés. Il ne faut rien leur cacher.

15. Si nous montions à pied au dernier étage ? Ce serait une bonne gymnastique (un bon exercice) pour les jambes.

16. C’est un cinéaste dont les films sont connus dans le monde entier.

17. Le congrès se tiendra (aura lieu) cette année à Genève. Après (ensuite, puis) je voudrais passer une dizaine de jours au bord de la mer et me reposer un peu.

18. Qu’est-ce que tu as ? Tu es de mauvaise humeur ?

J’ai des ennuis (des problèmes).

Raconte-moi tout. Ensemble nous déciderons tous les problèmes.

19. Je tiens à vous dire que vous pouvez avoir confiance en cet homme. Il est honnête et intelligent.

20. Figurez-vous, hier j’ai failli avoir un accident. J’étais très pressé et je roulais très vite. Tout à coup j’ai vu une voiture me dépasser. La route était très étroite et j’ai dû faire un virage trop brusque.

Leçon 6. J’ai soif d’innocence



Dictée


L’auteur du récit «J’ai soif d’innocence» décida enfin de quitter la civilisation et ses fausses valeurs et de se retirer dans une petite île du Pacifique. Il voulait être le plus loin possible d’un monde mercantile entièrement tourné vers les biens matériels. Il éprouvait le besoin de s’évader de cette atmosphère de compétition frénétique et de lutte pour le profit.

Il avait soif d’innocence. Tous ceux qui le connaissaient savaient le prix qu’il attachait au désintéressement, la première et peut-être même la seule qualité qu’il exigeait de ses amis. L’écrivain rêvait de se sentir entouré d’êtres simples et serviables, au cœur incapable de calculs. Il arriva à Tahiti au début de l’été. Il décida d’aller vivre dans une petite île perdue des Marquises qu’il avait choisie au hasard sur la carte. Dès qu’il mit pied sur l’île, il sentit que ses rêves étaient sur le point de se réaliser. Il trouva là sur pied une population dont on pouvait tout obtenir par la gentillesse et l’amitié. Il comprenait qu’aucune des considérations de la civilisation mercantile ne paraissait avoir touché les habitants de cette île, ceux-ci étant à ce point indifférents à l’argent. L’écrivain put s’installer dans la meilleure paillote du village et s’entourer de toutes les nécessités immédiates de l’existence. Il devait cela à la pureté d’âme des habitants, mais aussi à la bienveillance de Taratonga. C’était la fille d’un chef de l’archipel. Elle était entourée d’un amour filial par la population de l’île. L’écrivain lui exposa les raisons qui l’avaient poussé à venir dans son île. Taratonga lui dit qu’elle le comprenait parfaitement et qu’elle voulait aussi empêcher que l’argent vînt souiller l’âme des habitants de ce pays. L’écrivain l’assura solennellement que pas un sou n’allait sortir de sa poche pendant tout son séjour. Il prit même tout son argent et l’enterra dans un coin de sa paillote. Il vivait dans l’île depuis trois mois lorsqu’un jour un gamin lui apporta un cadeau de Taratonga. C’était un gâteau, mais ce qui frappa tout de suite l’écrivain, ce fut la toile dans laquelle le gâteau était enveloppé. Il déploya la toile et se pencha sur elle. Il resta là un moment, fixant la toile avec surprise. Il n’y avait pas de doute possible. Il avait devant lui un tableau de Gauguin.

D’après R. Gary

Traduction


1. З якої причини ви вирішили кинути навчання в університеті?

2. Що вас спонукало розлучитися з сім’єю і поселитися в цьому глухому селі?

3. Я впевнений, що ці доброзичливі люди зустрінуть їх (accueillir) дуже гостинно.

4. Поясни мені, що зображено на картині.

5. Не вагаючись більше ні секунди, він прийняв рішення повернутися до тієї, яка чекала на нього багато років.

6. Що мене вражає в цій людині, так це повна відсутність будь-якої педантичності.

7. Що ти будеш пити, вино чи пиво? – Спасибі, я не хочу пити. І потім, я ніколи не п’ю вина і не люблю пиво.

8. Всі, хто бачив його і розмовляв з ним, кажуть, що він справив на них гарне враження.

9. Я б легко добився дозволу поїхати сьогодні ж, коли б не гаяв часу. 10. Наша розмова тривала хвилин п’ятнадцять, не більше, але нам вдалося поставити всі крапки над «i».

11. Він заявив, що з точки зору здорового глузду це нелогічно. Я не зумів дістати книгу, яка мені потрібна, щоб підготувати доповідь на конференцію.

12. Я б міг тобі дати всі книги, які ти у мене просиш, крім цієї, я нею дуже дорожу.

13. Коли б я наважився сказати йому правду того дня, мені не довелося б брехати йому потім все життя.

14. Я не знаю, чи справжні це документи. В усякому разі, потрібно переконати його в необхідності проконсультуватися з фахівцем.

15. Все важче жити в цьому обачливому світі серед байдужих людей, але я не можу собі дозволити піти куди-небудь в тихий куточок.

16. Я в нього запитав, чого він добився довгими роками наполегливої праці, чи здійснилися його мрії.

17. Це не моя думка, це думка моїх товаришів.

18. Автор розповіді приймає рішення залишити свою країну і виїхати на будь-який маленький острів у Тихому океані. Він говорить, що його стомлює цивілізація з її помилковими цінностями, і жадає товариства людей простих і безкорисливих, які дали б йому все, що потрібно для життя, а він натомість дав би їм свою дружню прихильність.

19. Він щосили намагався дотримуватися порад своїх друзів.

20. Що вас так налякало?

Corrigé

1. Pour quelle raison avez-vous décidé d’abandonner vos études à l’université?

2. Qu’est-ce qui vous a poussé à quitter votre famille et à vous installer dans ce village perdu?

3. Je suis sûr que ces gens bienveillants les accueilleront (recevront) à bras ouverts (les bras ouverts).

4. Explique-moi ce qui est représenté sur le tableau.

5. Sans hésiter plus une seconde il a pris la décision de revenir chez celle qui l’attendait depuis plusieurs années.

6. Ce qui me frappe dans cet homme, c’est l’absence absolue (totale) de tout scrupule.

7. Qu’est-ce que tu bois (vas boire) du vin ou de la bière? Merci. Je n’ai pas soif. Et puis je ne bois jamais de vin et n’aime pas la bière.

8. Tous ceux qui l’ont vu et lui ont parlé disent qu’il a produit sur eux une bonne impression (leur a fait).

9. J’aurais facilement obtenu la permission (l’autorisation) de partir aujourd’hui même si je n’avais pas perdu le temps.

10. Notre conversation a duré une quinzaine de minutes, pas plus, mais nous avons réussi à mettre les points sur les «i».

11. Il a déclaré que du point de vue du sens commun ce n’était pas logique.

12. Je n’ai pas réussi à me procurer le livre dont j’ai besoin pour préparer mon rapport à la conférence.

13. Je pourrais te donner (prêter) tous les livres que tu me demandes sauf celui-ci, j’y tiens beaucoup.

14. Si je m’étais décidé à lui dire la vérité ce jour-là je n’aurais pas dû lui mentir après toute la vie.

15. Je ne sais pas si ces documents sont authentiques. En tout cas il faut le persuader (convaincre) de la nécessité de consulter un spécialiste.

16. Il est (devient) de plus en plus difficile de vivre dans ce monde mercantile parmi les gens indifférents, mais je ne peux pas me permettre de me retirer quelque part dans un coin calme.

17. Je lui ai demandé ce qu’il avait obtenu par de longues années d’un travail dur si ses rêves s’étaient réalisés.

18. Ce n’est pas mon avis (mon opinion), c’est celui (celle) de mes camarades.

19. L’auteur du récit prend la décision de quitter son pays et de partir (aller, se retirer) dans une petite île dans l’Océan Pacifique. Il dit que la civilisation le fatigue (qu’il est las de la civilisation avec ses fausses valeurs et qu’il a soif de la société des gens simples et désintéressés qui lui donnent tout ce qu’il faut pour la vie et lui, il leur accordera (donnera) son amitié en échange.

20. Il faisait de son mieux pour suivre les conseils de ses amis.

21. Qu’est-ce qui vous a fait si peur?



Leçon 7. J’ai soif d’innocence (suite)

Dictée


Il y a quelques années, l’Institut français d’Haïti m’invita à faire une conférence littéraire sur un sujet à ma convenance. Je n’hésitai pas un instant : je choisis l’héroïsme. C’est un sujet qui m’est familier. Comme je passai de longues heures dans ma bibliothèque à étudier ce sujet, le danger, le courage, l’esprit de sacrifice n’avaient pour ainsi dire de secrets pour moi. Quand j’arrivai à Port-au-Prince, j’étais vraiment prêt à donner le meilleur de moi-même.

Le public de cette ville est un des plus fins et des plus cultivés qui soient et lorsque je montai su l’estrade, je fis de mon mieux.

Je parlai de l’héroïsme, sans jamais rien dire de mes expériences personnelles. Mais brusquement, je sentis un regard pesant sur mon visage. Cela venait du premier rang, où un monsieur se tenait assis et dont les yeux attentifs ne me quittaient pas un instant. J’en fus assez irrité, d’autant plus que je pus remarquer quelque chose de moqueur dans son expression.

Quand je quittai l’estrade, le monsieur qui m’avait écouté avec une telle attention fut le premier à me féliciter. Il me dit qu’il était docteur Bonbon et qu’il voulait m’inviter à chasser le requin au récif des Iroquois. J’acceptai donc volontiers la proposition faite avec tant de bonhomie par l’aimable docteur.

Le lendemain, à l’heure dite, nous nous retrouvâmes sur la vedette du docteur et partîmes en large. Le docteur fumait une courte pipe en me regardant paisiblement. Puis il me proposa d’essayer mon appareil respiratoire, car je devrais descendre sur le récif du corail à près de cinq mètres du bord. Ensuite il m’expliqua le maniement du fusil sous-marin. J’eus peur et dus m’asseoir. Pendant quelques instants encore, j’essayai de lutter contre l’évidence. Mais les marins étaient en train de monter l’appareil. On essaya le masque: il m’allait bien. Je regardai tristement les flots verts. Le docteur me dit de mettre la ceinture de plomb. Cela me permettrait de descendre facilement. Quatre superbes gaillards noirs, qui s’affairaient autour de nous, allaient descendre avec moi. C’étaient les rabatteurs. Ils devraient aller en avant pour chasser les requins vers moi.

Je n’eus même pas le courage de me révolter. D’ailleurs tout m’était soudain devenu égal.

Il y a des moments, dans la vie, où il faut savoir défendre son gagne-pain. La seule chose que j’avais en ce monde, c’était ma réputation de conférencier, et s’il fallait me mettre dévorer par les requins pour la conserver, j’étais prêt. On me mit d’énormes palmes aux pieds, la ceinture, le masque, on me donna le fusil et on m’aida gentiment à passer par-dessus bord...

D’après R. Gary


Traduction


1. Поясніть мені, що тут відбувається? Чому всі мовчать?

2. Перш ніж повернути на вулицю, яка вела до будинку, він ще раз глянув на годинник.

3. Не довіряйте тому, що він говорить. Думаю, що це не та людина, якій можна вірити на слово.

4. Я хотів пояснити йому причину мого запізнення (чому я спізнився), але він не дав мені закінчити.

5. Це книга про мужність і героїзм радянських солдатів, які вони проявили під час Великої Вітчизняної війни.

6. Чи можливо, щоб ви вірили його обіцянкам після того, як він стільки разів вас обманював?

7. Ми шкодуємо тільки про одне, що ви не перешкодили йому здійснити цю дурницю.

8. Позичте мені ваш словник, будь ласка, якщо ви можете обійтися без нього кілька днів.

9. Почувши крик на вулиці, він схопив пальто і подався до виходу.

10. На зборах першим взяв слово я.

11. Я б із задоволенням відвіз (ramener) вас додому, але у мене немає із собою водійських прав.

12. Не намагайтеся мене обдурити. Як тільки отримаєте гроші, надішліть мені телеграму.

13. Скажіть йому, що він не має права підірвати довіру своїх товаришів. 14. Від хвилювання я мало не забув попередити його про приїзд гостей з Києва.

15. Я не здивований, що ця картина привертає увагу всіх відвідувачів музею. Це справжній шедевр.

16. Я бачу, що ти не хочеш купувати плаття, яке тільки що поміряла? – Ні, я його куплю. Воно мені пасує.

17. Я дуже хочу подякувати вам за все, що ви для мене зробили.

18. Незважаючи на хворобу, вона знайшла в собі сили встати і спуститися в сад.

19. Він запитав себе, на що живе ця родина, про умови життя якої ніхто нічого не знав.

20. Вона заявила, що все сказала, їй нічого більше додати, і пішла до своєї кімнати.

21. Я не потребую ваших порад, я хочу, щоб мені дозволили все вирішувати самому.



Corrigé

1. Expliquez-moi ce qui se passe ici ? Pourquoi tout le monde garde le silence? (se tait)

2. Avant de s’engager dans la rue qui conduisait (menait) à sa maison il a encore une fois consulté sa montre.

3. Méfiez-vous de ce qu’il dit. Je pense que ce n’est pas quelqu’un qu’on peut croire sur parole.

4. Je voulais lui expliquer la cause de mon retard (pourquoi j’étais arrivé en retard) mais il ne m’a pas laissé finir.

5. C’est un livre sur le courage et l’héroïsme des soldats soviétiques dont ils ont fait preuve pendant la Grande guerre nationale.

6. Est-il possible que vous croyiez à ses promesses après qu’il vous a trompé tant de fois ?

7. Nous ne regrettons qu’une seule chose, que nous ne l’ayons pas empêché de commettre cette bêtise.

8. Prêtez-moi votre dictionnaire, s’il vous plaît, si vous pouvez vous en passer quelques jours.

9. En entendant un cri dans la rue (dehors) il saisit son pardessus et se précipita vers la sortie.

10. C’est moi qui ai pris la parole le premier à la réunion.

11. Je vous ramènerais avec plaisir chez vous, mais je n’ai pas mon permis de conduire sur moi.

12. N’essayez pas de me tromper. Dès que vous aurez touché l’argent, envoyez-moi un télégramme.

13. Dites-lui qu’il n’a pas le droit de tromper la confiance de ses camarades.

14. D’émotion j’ai failli oublier de le prévenir de l’arrivée des hôtes de Kiev.

15. Je ne suis pas étonné que ce tableau attire l’attention de tous les visiteurs du musée. C’est un vrai chef-d’œuvre.

16. Je vois que tu ne veux pas acheter la robe que tu viens d’essayer. – Si je vais l’acheter. Elle me va.

17. Je tiens à vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi.

18. Malgré la maladie elle a trouvé la force de se lever et de descendre dans le jardin.

19. Il se demandait de quoi vivait cette famille, des conditions de la vie de laquelle personne ne savait rien.

20. Elle déclara qu’elle avait tout dit, qu’elle n’avait plus rien à ajouter et se retira dans sa chambre.

21. Je n’ai pas besoin de vos conseils, je veux que vous me laissiez tout décider moi-même.

Leçon 8. On se voit d’un autre oeil

Dictée


André Maurois, écrivain français, romancier et essayiste, est l’auteur de plusieurs romans, biographies romancées, essais historiques.

Ce fragment est tirés dans son recueil de nouvelles «Les discours du docteur O’Grady».

Au cours de la première guerre mondiale le quartier général britannique s’étant installé en Flandre, l’interprète Aurelle fit la connaissance du capitaine Beltara, peintre belge assez connu. Le capitaine et l’interprète avaient des goûts communs et des métiers différents, c’est pourquoi ils devinrent vite inséparables.

Un jour Aurelle conseilla à Beltara de faire des portraits et promit de lui amener tant de modèles qu’il voudrait.

Le lendemain Beltara fit un croquis aux trois crayons du lieutenant Dundas qui avait demandé la permission de pousser des cris de chasse et de faire claquer son fouet favori pendant la séance.

Ayant repris goût à son métier et s’étant procuré des couleurs, le capitaine dessina quelques-uns des plus beaux types de la division dont le colonel Parker et le major Knight. Pourtant, tous les Anglais jugeaient leur portrait sans indulgence et le trouvaient médiocre tout en croyant que ceux des autres étaient excellents. Ainsi, le major trouva son embonpoint exagéré tandis que le colonel fut mécontent d’être représenté trop maigre.

Seul Aurelle croyait sincèrement que la ressemblance était une qualité secondaire, ce qui importait c’était la synthèse de toute une race et de toute une classe. Selon lui, un grand artiste ne peignait pas avec une houppette à poudre...

Ravi d’avoir rencontré un connaisseur aussi fin dans ce milieu, Beltara demanda à son ami de lui poser en disant que cela lui ferait plaisir de travailler d’après un modèle intelligent.

Le jeune homme consentit et ils eurent une longue conversation pendant laquelle Beltara raconta l’histoire d’un amateur qui voulait qu’un peintre de fleurs dessinât un lion à quoi l’artiste fit remarquer que dans ce cas le lion ressemblerait à une rose comme deux gouttes d’eau.

Après avoir fini le portrait d’Aurelle, Beltara lui proposa de l’offrir à sa femme. Mais l’interprète, fort embarrassé, demanda de retoucher un peu son visage et de l’orner du nez grec et de la bouche petite que lui avaient refusés les dieux.

D’après A. Maurois

Traduction


1. Сподіваюся, ви поблажливо поставитеся до моєї нової статті.

2. Я здивована, що ваш брат зовсім на вас не схожий. Ви блондин, він брюнет з темними очима, ви високий, він середній на зріст, можна подумати, що у вас різні батьки.

3. Не думаю, що йому можна довіряти. Я не вірю в його щирість і не хочу, щоб він працював з нами.

4. Поясни мені, що зображено на цій картині.

5. У нього сьогодні стільки справ, що він не повернеться до вечора.

6. Одного разу перекладач Орель, молодий і освічений, сказав своєму другові, відомому художнику, що той повинен знову писати картини. Бельтара сумнівався, що англійці погодяться позувати. Пообіцявши знайти моделі, Орель дотримав свого слова. За кілька днів Бельтара зробив багато портретів. Проте кожна модель вважала свій портрет посереднім, а портрети інших чудовими. 7. Я не розумію, як такий серйозний молодий чоловік міг погодитися брати участь в подібній витівці.

8. Я чув, що ти відмовився від їх пропозиції. – Ні, я її прийняв.

9. Він сказав, що приїде наступного тижня, якщо ви вважаєте його присутність необхідною.

10. Побачивши, що я входжу, він закричав з радощів.

11. Відтоді ніхто не знає, чим він займається.

12. Коли б ви менше вихваляли його достоїнства, він був би скромніший. 13. На моє запитання, чому він цілими днями нічого не робить, він відповів, що працює стільки ж, скільки і я.

14. Вони захотіли, щоб ми забрали всі книги, які нам не потрібні для роботи в класі.

15. Не знаю, чи зможу я зайнятися вашою проблемою. Я погодився працювати в редакції нової газети і маю написати три статті за кілька днів.

16. Легко зневажати інших, а що ви самі вмієте робити?

17. Вони належать до різних кіл і в них мало спільних інтересів.

18. Цього дня його розбудив жахливий шум. Він визирнув у вікно і побачив велику юрбу, що стоїть на тротуарі.

19. Минулого року, коли я відпочивав у Криму, я зустрів красиву дівчину з блакитними очима і правильними рисами обличчя. Я запросив її до ресторану, пригостив чудовою вечерею. А потім вона поїхала, не залишивши своєї адреси. 20. Щоранку він приходив до парку і сідав на одну й ту ж лаву в тіні дерев.

Corrigé
1. J’espère que vous jugerez avec indulgence mon nouvel article.

2. Je suis étonnée que votre frère ne vous ressemble pas du tout. Vous êtes blond, il est brun aux yeux sombres, vous êtes grand, il est de taille moyenne. On dirait que vous avez des parents différents.

3. Je ne pense pas qu’on puisse avoir confiance en lui (lui faire confiance). Je ne crois pas à sa sincérité et je ne veux pas qu’il travaille avec nous.

4. Explique-moi ce qui est représenté sur ce tableau.

5. Il a tant d’affaires aujourd’hui qu’il ne reviendra pas (ne rentrera pas) avant le soir.

6. Un jour, l’interprète Aurelle, jeune et cultivé, dit à son ami, un peintre connu que celui-ci devait recommencer à peindre (faire) des portraits. Beltara doutait que les Anglais acceptassent de poser. Ayant promis de trouver des modèles Aurelle tint sa parole. En quelques jours Beltara fit beaucoup de portraits. Pourtant chaque modèle trouvait son portrait médiocre et ceux des autres excellents.

7. Je ne comprends pas comment un jeune homme si sérieux a pu accepter de participer à une entreprise pareille.

8. J’ai entendu dire que tu as refusé leur proposition. – Non, je l’ai acceptée.

9. Il a dit qu’il viendrait la semaine prochaine si vous jugez nécessaire sa présence.

10. En me voyant entrer il a poussé un cri de joie.

11. Depuis ce jour-là personne ne sait ce qu’il devient.

12. Si vous louiez moins ses qualités il serait plus modeste.

13. A ma question, pourquoi il restait des journées entières à ne rien faire, il a répondu qu’il travaillait autant que moi.

14. Ils ont exigé que nous emportions tous les livres dont nous n’avions pas besoin pour travailler en classe.

15. Je ne sais pas si je pourrai m’occuper de votre problème. J’ai accepté la proposition de travailler à la rédaction d’un nouveau journal et j’ai à écrire trois articles en quelques jours.

16. Il est facile de mépriser les autres et vous, qu’est-ce que vous savez faire ?

17. Ils appartiennent aux milieux différents et ont peu d’intérêts communs.

18. Ce jour-là il fut réveillé par un épouvantable bruit. Il regarda par la fenêtre (il se pencha par) et vit une grande foule stationnant sur le trottoir.

19. L’année dernière, quand je me reposais en Crimée j’ai rencontré une jolie jeune fille aux yeux bleus et aux traits réguliers. Je l’ai invitée au restaurant, lui ai offert un dîner excellent. Et puis elle est partie sans laisser (sans avoir laissé) son adresse.

20. Tous les matins il venait au parc, s’asseyait sur le même banc à l’ombre des arbres.

Leçon 9. Antonio

Dictée


Cet extrait est tiré du roman d’un grand poète et romancier de la France contemporaine. Un ouvrier français, après avoir combattu côte à côte avec les républicains espagnols contre les fascistes pendant la guerre civile en Espagne, est contraint d’abandonner un de ses camarades blessé sur le champ de bataille.

En ouvrant la porte Paulette croyait que c’était son mari qui rentrait. A la vue d’un inconnu, brun, aux joues bleues, avec son chapeau déformé, un costume à petites raies, foncé, usé et un chandail décolleté, elle recula un peu. A peine l’inconnu eut-il prononcé quelques mots que Paulette reconnut un étranger. Il examina la pièce, encombrée, mais propre, s’essuya le front, puis s’adressa à l’enfant. Celui-ci, après une courte hésitation, lui mit un baiser sur la joue. La jeune femme ravie que l’homme sût le prénom de son fils et le dît dans son langage, rit de plaisir.

Quand l’étranger se présenta, Paulette se sentit embarrassée. Ce n’est pas qu’elle ne voulût pas recevoir chez eux un Espagnol, mais il lui aurait paru grossier de laisser voir qu’elle n’avait jamais entendu parler d’Antonio.

Antonio raconta son histoire. Grièvement blessé, il avait été sauvé par miracle. Le médecin avec l’aide duquel il avait franchi la frontière était mort. Bien qu’on le crût perdu il avait supporté contre toute vraisemblance le transport à l’hôpital de Perpignan. Après une opération urgente on l’avait envoyé au camp de concentration dont il ne pourrait jamais oublier les horreurs. Il parla encore des coups de pied dans le ventre, de l’évasion, de toute la France traversée...

Tout à coup la porte s’ouvrit et Raoul apparut sur le seuil. Antonio se dressa avec un cri joyeux. Il fallut tout recommencer, expliquer comment il était resté en vie. Il dit qu’il était venu à Paris retrouver ses camarades. Raoul répondit que le moment n’était pas très bien choisi. A la porte de l’usine on venait d’arrêter les vendeurs de la «Vie ouvrière ». Mais Antonio répliqua qu’il n’y avait pas de moments bien choisis, tout ce qu’il lui fallait c’était le parti.

Raoul insista pour que son ami couchât dans leur maison. Paulette s’excusa de ne pas lui avoir offert de se rafraîchir. Antonio sourit gentiment tandis que Raoul lui tendit une serviette, un bout de savon qu’il avait pris dans le placard.

D’après L. Aragon «Les Communistes»

Traduction


1. Він сказав незнайомцеві, що той може залишатися у нього, скільки хоче.
2. Нічого дивного, що ви ніколи не чули про цього кінорежисера, це його перший фільм.

3. Навіть коли б він запропонував мені повечеряти з ним, я б відмовилася. Було надто пізно.

4. Я шукав цю книгу всюди, але мені не вдалося її ніде знайти. Не могли б ви зателефонувати вашому братові і попросити його від мого імені позичити мені її. Я не можу без неї обійтися.

5. Я не бачив, що він вийняв з кишені, але не думаю, що це була зброя. 6. Уважно оглянувши будинок, в якому жив Жан, він увійшов туди, намагаючись не шуміти.

7. Ви можете залишити собі цей журнал. Він мені більше не потрібний. 8. Відступаючи на крок, він вигукнув, що десь вже бачив цю жінку.

9. Почекаємо його ще небагато. Він незабаром прийде.

10. Я не розумію, що могло його затримати. Зазвичай він завжди приходить вчасно.

11. По правді кажучи, цих грошей недостатньо, щоб купити, все, про що ви просите.

12. У той момент, коли вона збиралася йому щось сказати, він перервав її беззаперечним тоном, заявивши, що змушений її залишити.

13. Вона відвернулася, щоб ніхто не помітив її хвилювання.

14. Коли я його знову зустрів після трьох місяців, на ньому був поношений костюм і пом’ятий капелюх.

15. Шкода, що ви не брали участі в останніх переговорах.

16. Я не знаю, чи зможе він подолати всі труднощі цієї подорожі. Останнім часом він погано почувається.

17. Він пішов, залишивши все в безладді у своїй кімнаті.

18. Я не знав, що всіх мандрівників врятували, і мій дядько дивом залишився живий.

19. Треба сказати, що ти сьогодні не дуже квапишся на лекцію.

20. Він сказав, що якщо коли-небудь у нас з’явиться потреба у перетині кордону, нам допоможе це зробити його друг.

Corrigé

1. Il a dit à l’inconnu que celui-ci (ce dernier) pouvait rester chez lui tant qu’il voulait.

2. Il n’y a rien d’étonnant que vous n’ayez jamais entendu parler de ce metteur en scène, c’est son premier film.

3. Même s’il m’avait proposé de dîner avec lui j’aurais refusé... Il était (il se faisait) trop tard.

4. J’ai cherché ce livre partout mais je n’ai réussi à le trouver nulle part. Ne pourriez-vous pas téléphoner à votre frère et lui demander de ma part de me le prêter, je ne peux pas m’en passer.

5. Je n’ai pas vu ce qu’il a sorti de la poche mais je ne crois pas que ce soit une arme.

6. Ayant examiné attentivement l’immeuble où habitait Jacques il y entra en tâchant de (en s’efforçant) de ne pas faire de bruit.

7. Vous pouvez garder cette revue (ce magazine). Je n’en ai plus besoin.

8. En reculant d’un pas il s’est écrié qu’il avait déjà vu quelque part cette femme.

9. Attendons-le encore un peu. Il ne va pas tarder (il ne tardera pas) à venir.

10. Je ne comprends pas ce qui a pu le retarder. D’habitude il arrive toujours à l’heure.

11. A vrai dire cet argent ne suffit pas pour acheter tout ce que vous demandez.

12. Au moment où elle allait lui dire quelque chose il lui a coupé la parole (l’a interrompue) d’un ton sans réplique en déclarant qu’il était obligé (contraint) de la quitter.

13. Elle s’est détournée pour que personne ne s’aperçoive de son émotion.

14. Quand je l’ai revu au bout de trois mois il portait un costume usé et un chapeau déformé.

15. C’est dommage que vous n’ayez pas pris part aux derniers pourparlers (aux dernières négociations).

16. Je ne sais pas s’il pourra supporter toutes les difficultés du voyage. Les derniers temps il se sent mal.

17. Il est parti en laissant sa chambre en désordre.

18. Je ne savais pas qu’on avait sauvé tous les voyageurs et que mon oncle était resté en vie par miracle.

19. Il faut dire que tu n’as pas hâte d’aller au cours aujourd’hui.

20. Il a dit que si nous avions besoin de franchir la frontière un jour nous pourrions le faire avec l’aide de son ami.


Leçon 10. On embauche du personnel

Dictée


Le fragment ci-dessous est-tiré du roman de Jean Dutourd «Au Bon Beurre» dont l’action se déroule en temps de guerre.

La propriétaire d’une crémerie, madame Poissonard, une femme cruelle et avare, décida d’embaucher une vendeuse-apprentie. Parmi toutes les jeunes filles qui se présentèrent elle choisit celle qui lui avait paru la moins exigeante. C’était une jeune personne âgée de seize ans au visage d’enfant sous-alimenté et à l’air craintif. Elle s’appelait Josette. La crémière lui fit remarquer qu’elle la prenait sans référence à condition que la fille lui donnât ses tickets et se fît coudre par sa mère, qui était couturière, une blouse sans laquelle ce n’était pas la peine de venir.

En échange, Josette aurait deux cents francs par mois et serait nourrie le midi. Bien que la nécessité de nourrir la jeune fille fendît le cœur de madame Poissonard, elle ne pouvait vraiment rien faire. Il était d’usage de nourrir les employées à la boutique.

En apprenant la nouvelle la mère de Josette pleura de bonheur. Les malheureuses femmes ignoraient dans quelle aire de vautours était tombée la petite. Elles ne se doutaient pas que le lendemain Josette allait entrer au bagne.

Les premiers mots désagréables adressés à la pauvre fille eurent trait à tricot rapiécé qui avait l’air déplorable. En la voyant grelotter car dans les crémeries on ne chauffait pas à cause du beurre et du lait, la patronne, enveloppée en six chandails, dit à la vendeuse de travailler davantage pour ne pas avoir froid.

Le soir, avec ses dernières forces, la petite se traîna jusqu’à chez elle.

Rien d’étonnant que le premier repas que Josette prit dans la boutique, lui causât une grosse déception. Ce n’était que du pâté, de la margarine et une pomme. Pourtant la crémière déclara que la fille n’avait pas à se plaindre car elle lui donnait la ration. Très rusée, madame Poissonard prit la décision de faire déjeuner son employée la première pour qu’elle n’éprouvât aucun appétit en voyant manger ses patrons.

D’après J. Dutourd «Au Bon Beurre»



Traduction

1. Якщо у вас з’явиться можливість побувати в Парижі, скористайтеся цим, щоб оглянути всі пам’ятники і музеї.

2. Катрін пообіцяла Роберу, що за кілька днів здобуде прихильність його батьків.

3. Я добре знаю цю людину. Хоча вона здається боязкою, на неї можна покластися у важкій ситуації.

4. Ручаюся, що ви ніколи не чули про письменника, роман якого читаєте. 5. На заводі сказали, що не можуть найняти на роботу тих, хто не має свідоцтва і ніколи не працював на виробництві.

6. Хазяйка молочного магазину сказала беззаперчним тоном, щоб Жозет зайнялася справами, тоді вона не буде тремтіти від холоду.

7. Врахуйте, я беру вас на роботу без будь-якої рекомендації ученицею, тому ви маєте робити все, що я вам скажу. Тут не місце для ледарів.

8. Це досить нудна людина. Вона безперервно скаржиться на труднощі, і в той же час сидить цілими днями, нічого не роблячи.

9. Дивлячись як брат потирає руки від задоволення, вона зрозуміла, що йому нарешті вдалося найнятися в цю компанію.

10. Якщо б я володів цією сумою, я купив би цю модель Рено. Не знаю, чи зможу я заробити коли-небудь стільки грошей.

11. Його провал на останньому конкурсі глибоко нас розчарував.

12. Якби мені сказали, на який день призначили наш іспит, я б вас попередив, але я сам нічого не знав.

13. Перші неприємні слова, з якими Жюлі звернулася до Жозет, стосувалися її одягу.

14. Я буду працювати продавцем в булочній. Магазин відкривається о восьмій ранку і закривається о восьмій годині вечора. Спочатку я повинна мити підлогу і витирати пил, а потім обслуговувати клієнтів. Я дуже рада, що можу заробляти собі на життя.

15. Не гнівайтесь на мене, але я змушений зробити вам одне зауваження. – Будь ласка. Ваша думкадуже важлива для мене.

16. Дізнавшись, що Жозет знайшла роботу, її мати заплакала від щастя. 17. Не відповідаючи на моє запитання, він мовчки знизав плечима і повернувся до мене спиною.

18. Потрібно призначити день іспиту заздалегідь, щоб студенти мали можливість добре до нього підготуватися.

19. У даний час головним завданням народів світу є боротьба з тероризмом.

20. Нічого не бійтеся. Головне, мати багато терпіння і бути ввічливим.

Corrigé

1. Si vous avez l’occasion d’aller à Paris, profitez-en pour visiter tous les monuments et musées.

2. Catherine promit à Robert qu’en quelques jours elle gagnerait l’estime de ses parents.

3. Je connais bien cet homme. Bien qu’il ait l’air craintif on peut compter sur lui dans une situation difficile.

4. Je parie que vous n’avez jamais entendu parler de l’écrivain dont vous lisez le roman.

5. A l’usine on a dit qu’on ne pouvait pas embaucher ceux qui n’avaient pas de certificat et qui n’avaient jamais travaillé à l’entreprise.

6. La crémière a dit d’un ton sans réplique que Josette s’occupe des affaires, alors elle ne grelotterait pas de froid.

7. Remarquez, que je vous prends (engage) sans référence comme apprentie, c’est pourquoi vous devez (avez à) faire tout ce que je vous dirai. Ici, il n’y a pas de place pour les paresseux.

8. C’est un homme assez ennuyeux (embêtant). Il se plaint sans cesse des difficultés, mais en même temps passe des journées entières à ne rien faire.

9. En voyant son frère se frotter les mains de plaisir elle a compris qu’il avait enfin réussi à se faire embaucher dans cette société (compagnie).

10. Si je disposais de cette somme j’achèterais cette Renault. Je ne sais pas si je pourrai jamais gagner tant d’argent.

11. Son échec au dernier concours nous a causé une grosse déception.

12. Si on m’avait dit à quel jour était fixé l’examen, je vous en aurais prévenu, mais je ne savais rien, moi non plus.

13. Les premiers mots désagréables que Julie a adressé à Josette eurent trait à sa mise.

14. Je travaillerai comme vendeuse dans une boulangerie. Le magasin ouvre à huit heures du matin et ferme à huit heures du soir. D’abord j’ai à savonner le plancher et essuyer la poussière, et puis servir les clients. Je suis très heureuse de pouvoir gagner ma vie.

15. Ne m’en voulez pas. (Ne soyez pas fâché), mais je suis obligé de vous faire une observation. – Je vous en prie. Votre opinion compte beaucoup pour moi.

16. En apprenant que Josette avait trouvé un travail (un emploi) sa mère pleura de bonheur.

17. Sans répondre à ma question il haussa les épaules en silence et me tourna le dos.

18. Il faut fixer le jour de l’examen d’avance pour que les étudiants aient la possibilité de bien le préparer (s’y préparer). Prévenez-les que ce n’est pas la peine de se présenter avec de mauvaises connaissances.

19. A l’époque actuelle la tâche principale des peuples du monde est la lutte contre le terrorisme.

20. N’ayez peur de rien (Ne craignez rien). Le tout c’est d’avoir beaucoup de patience et être poli.


Leçon 11. A la gare

Dictée


L’auteur du film auquel est emprunté ce passage, est Jacques Tati, cinéaste français connu.

Grand départ du mois de juillet. Les Parisiens partent à la conquête de nouveaux sables. A la gare il y a toute une foule d’estivants. Les uns vont ici, les autres là. On se rencontre, on se bouscule.

Sacs de voyage et cannes à pêche, contrôleurs ahuris, coups de sifflet, piétinements, appels...

Les haut-parleurs sont enroués. Ils diffusent avec une imbécile gravité des recommandations incompréhensibles.

On peut remarquer que tout individu, même s’il est bien raisonnable et très en avance, perd tout son sang-froid et toute dignité dès qu’il pénètre dans la plus petite des gares. Il court au hasard, en brandissant ses billets, perd ses bagages, apprend enfin qu’il devra patienter pendant cinquante minutes et ne comprend plus.

Le personnage principal du film était à la gare avec sa femme. Au milieu d’une foule épaisse ils tournaient comme des fous. Ils plongeaient en désordre dans le passage souterrain. Autour d’eux – les voyageurs de vacances, les gosses, les femmes en chapeaux de paille, les hommes, bêtes de somme au regard fatigué, les petits seaux, les petites pelles, les râteaux et les jupes à fleurs. Dans cette foule qui les entourait l’homme s’efforce de ne pas perdre de vue la silhouette de son épouse devant lui. On allait, on venait, on montait, on descendait, soupirs et jurons. On entendait pleurer des enfants à qui on avait promis du sable et de l’eau, mais ils n’avaient qu’une gare et des gifles. N’en pouvant plus l’homme a envie de s’asseoir sur une marche d’escalier et d’y passer ses vacances.

D’après J. Tati «Les vacances de M. Hulot»

Traduction

1. Він дав тобі розумну пораду, думаю, що ти маєш нею скористатися.

2. У день від’їзду він раптом дізнався, що конференція не відбудеться.

3. Не знаю, чи встигну я прочитати цю книгу до кінця.

4. Ідіть слідом за ним. Не втрачайте його з виду. Я розумію, що ви вибилися з сил, а він йде досить швидко. Але, залишившись одна, ви ризикуєте заблукати.

5. Я побачив, як якась людина пробігла повз нас і повернула за ріг.

6. За тиждень він прийшов до мене і запитав, яке рішення я прийняв.

7. Хоча він зауважив, що вона дуже бліда і погано почувається, він все ж таки вирішив доручити їй цю термінову роботу.

8. Втрачаючи терпіння, він крикнув, щоб його залишили у спокої.

9. Вона простягла йому руку, не дивлячись на нього, холодно привіталася й сіла за фортепіано.